Point-and-click: zoom sur The Longest Journey et Dreamfall

The Longest Journey

Mes chers geeks, et geekettes,

Si vous êtes des amateurs de Point-and-click, vous avez peut-être déjà entendu parler – du moins je l’espère – des jeux The Longest Journey et Dreamfall (sa suite). Dans ce cas, vous n’êtes sans doute pas sans savoir que la suite, Dreamfall Chapters, vient tout juste de sortir, le 21 octobre au soir sur Steam. Au cas où vous ne connaitriez pas, où si vous voulez que je vous rafraîchisse la mémoire, je profite de cette sortie toute fraîche pour vous en parler.

En tant que grand fan du jeu The Longest Journey, je l’ai installé dès sa sortie mais je n’ai malheureusement pas pu y jouer très longtemps pour le moment. En attendant, voici donc une présentation de ses deux prédecesseurs (attention, je ne suis pas critique de jeux vidéo!)

The Longest Journey

The Longest Journey - April Ryan

Sorti en 1999 sur PC, The Longest Journey, TLJ pour les intimes, est une petite perle des point-and-click, ou pointer et cliquer, pour ceux que les anglicismes énervent (mais bon je trouve ça tout de suite beaucoup moins classe).
En apparté, le point-and-click, c’est un type de jeu vidéo qui fait partie des jeux d’aventure. Pour interagir avec l’environnement du jeu, l’utilisateur va devoir pointer sur ses différents objets et choisir l’action qu’il souhaite à l’aide de sa souris. Ce type de jeu met généralement l’accent sur la narration.

The Longest Journey a été édité par Ubisoft, et développé par le studio Funcom (studio basé à Oslo qui a notamment développé Age of Conan et The Secret World pour les connaisseurs). Sorti un peu dans l’indifférence, à mon plus grand désarroi, il a tout de même reçu de très bonnes critiques pour son scénario, pensé par le très bon Ragnar Tørnquist, son univers si particulier et son héroïne attachante, April Ryan.

L’histoire

April Ryan - The Longest Journey

L’histoire est digne d’une série de science-fiction à la Fringe: April Ryan, 18 ans, étudie l’art à Newport, une métropole du futur (avec les voitures volantes et tout ça). Elle est hantée par des cauchemars qui lui semblent pourtant bien réels et rencontre un homme un peu excentrique, nommé Cortez. Il connaît apparemment tout de ses cauchemars et lui apprend qu’elle peut traverser les mondes.
Car toute l’intrigue de TLJ repose justement sur l’existence de deux mondes: Stark, le monde de la science, de la logique et de l’ordre (le plus proche du notre en fait), et Arcadia, le monde de la magie, de l’illogique et du chaos. L’un est un monde assez froid et plutôt sombre et violent, l’autre est un monde onirique où l’on croise dragons, créatures enchanteresse et démons.

Monstre The Longest Journey

Ces deux mondes sont totalement indépendants, les habitants d’un monde, n’ont pas connaissance de l’autre et cela doit rester ainsi. Les deux mondes ne doivent pas « se mélanger ». C’est pourquoi, un gardien de l’équilibre doit maintenir l’équilibre entre eux. Mais, après plus de mille ans de règne, celui-ci n’a pas été remplacé, et l’équilibre entre les deux mondes est donc menacé.
C’est là que vous, April Ryan, entrez en jeu en intervenant dans les deux mondes, pour tenter de mieux les préserver… et de rétablir l’équilibre! Une mission qui ne va pas être si simple, et va permettre à April d’en apprendre plus sur elle-même…

Mon avis

Un véritable chef d’oeuvre! Tout simplement l’un des plus grands point-and-click à mon goût de par ses graphismes, sa durée de vie, et son scénario.
Au niveau du gameplay il s’agit d’un point-and-click tout ce qu’il y a de plus basique à l’époque, avec la possibilité de regarder un objet, d’interagir avec, ou de le prendre, et de fouiller dans son inventaire.
Il y a beaucoup de dialogue, voire un peu trop par moment, mais libre à vous de cliquer pour les passer. Autre détail légérement énervant: April adore marcher, et vous aurez parfois presque le temps d’aller prendre une douche pendant qu’elle se rend d’un point A à un point B.
Ce n’est qu’en y rejouant cette année que j’ai découvert qu’en appuyant sur la touche « Echap » on pouvait faire sauter cette attente.

Graphisme The Longest Journey

Mais mis à part ces quelques détails, le jeu se rattrape largement sur le reste. Les graphismes sont très beau par rapport aux autres point-and-click de l’époque, et la bande-son – j’entends aussi bien la musique que la VO et la VF – est également de très bonne qualité. On n’a donc aucun mal à s’immerger dans l’univers assez mystique du jeu.

On s’attache très vite à l’héroïne, et on a très envie de savoir quel avenir l’Equilibre lui réserve. Le scénario, très bien ficelé, nous pousse à jouer et encore jouer pour répondre à toutes nos interrogations (« C’est qui ce Cortez? », « quel rôle April a à jouer avec l’Equilibre? », « est-ce que les deux mondes vont se mélanger? »…). Mais on rencontre également d’autres personnages très attachants comme Crow, le corbeau dragueur qui suivra April partout.
Le grand fossé entre les deux mondes permet de ne pas se lasser. On passe du monde de la magie et des créatures bizarres, avec des dialogues parfois nian-nian, à celui de la science, avec sa violence, ses dialogues crus et son réalisme. L’équilibre parfait!

Et surtout, on en a pour son argent! Vous devrez résoudre de nombreuses énigmes, dont des très drôles, pour parvenir à vos fins et il vous faudra pas moins de 40h environ pour finir le jeu!

Dreamfall: the longest journey

 

dreamfall-cover
Dreamfall, la suite de The Longest Journey s’est bien faite attendre. Alors que les fans n’y croyaient plus, elle a fini par sortir en 2006 sur PC et Xbox. Pas moins de 7 ans plus tard!
Cette fois-ci l’éditeur était Micro Application, et le développeur était toujours Funcom. Et pour le plus grand plaisir des fans, le concepteur du jeu était toujours Ragnar Tørnquist.
Je m’attarderai moins sur celui-ci, car je dois avouer qu’il m’a légèrement déçu par rapport à son prédecesseur. Mais tout de même, il vaut le détour, rien que pour poursuivre ce long voyage et découvrir où il nous emménera finalement!

L’histoire

Couverture Dreamfall

L’histoire commence à Casablanca, en 2219, 10 ans après avoir quitté April Ryan dans The Longest Journey. Cette fois-ci on ne suit pas les traces d’April Ryan mais de Zoë Castillo. Cependant, le joueur va être amené à jouer occasionnellement trois autres personnages: Brian Westhouse (un personnage de TLJ), April Ryan (ouf!!), et Kian (un soldat d’Arcadia).

Zoë Castillo, est une jeune femme de 20 ans, un peu perdue dans sa vie et vivant chez son père sans réels buts, si ce n’est d’aller à la gym. Mais pas pour longtemps! L’héroïne va rapidement se retrouver malgré elle impliquée dans une énorme conspiration qui pourrait menacer les deux mondes.

Une interférence statique perturberait les équipements technologiques du monde entier. Et Zoë va rapidement lui découvrir un visage: celui d’une jeune fille, légèrement effrayante avec ses longs cheveux bruns, qui font très vite penser à l’horrible fillette du film Le Cercle, ou The Ring. Cette jeune fille cherche à lui faire passer un message via les écrans, « Trouve April », « Sauve April ». C’est en voulant rendre service à un ami qui lui demande d’aller récupérer un colis que Zoë se retrouve embarquée dans une expérience hors du commun, qui va la faire voyager entre les deux mondes. Mais pas de la même façon qu’April, car Zoë n’est pas une franchisseuse. Je n’en dirais pas plus pour ne pas vous spoiler!

Dreamfall - Faith

 

Mon avis

Petite déception pour cette suite de TLJ notamment à cause du gameplay, des graphismes qui laissent un peu à désirer, et de sa trop grande facilité. Cependant, côté scénario, je n’ai une fois de plus rien à reprocher au travail de Ragnar Tørnquist qui a su éveiller ma curiosité tout au long du jeu, et me faire oublier certains détails un peu énervants.

Dreamfall n’est cette fois-ci pas un traditionnel point-and-click et c’est sans doute un des points qui m’a le plus bloqué. Cette fois-ci on joue avec une vue à la troisième personne, et on se déplace et interagit avec un pad ou avec la combinaison clavier/souris. Personnellement, j’ai fini par opter pour une manette Xbox, bien plus pratique à manier! Vouloir innover, pourquoi pas, mais j’aurais préféré un bon vieux système de clics.
En parlant d’innovation, l’équipe de développement a voulu intégrer des scènes de combat et d’infiltration, mais là encore c’est raté, et c’est d’une simplicité extrême… Dommage… J’aurais préféré des énigmes!

Dreamfall Combat

Cependant, le scénario est très bon et réserve encore de belles surprises aux amateurs de TLJ. On pourra notamment redécouvrir des lieux de TLJ, notamment la ville de Newport en version plutôt glauque, sous un tout autre jour. Et on retrouve toujours une petite note humouristique dans certaines scènes (comme celle de l’ascenceur) et avec avec notre cher ami Crow qui fait son grand retour! Le scénario est donc une des plus grandes forces de cette suite!

Dreamfall Newport

La bande-son est également de bonne qualité, et les doublages aussi (à condition de ne pas regarder le mouvement des bouches en même temps!), même si la VO est, selon moi, bien meilleure que la VF. La fillette est par exemple beaucoup plus effrayante en VO!

Par contre, ne vous attendez pas à y passer des heures, la durée de vie est bien moins élevée… Ne comptez pas plus de douze heures de jeu.

Et voilà, je vous laisse, je dois aller jouer à Dreamfall Chapters, qui s’avère à priori bien meilleur que son prédecesseur!

Dreamfall Chapters

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