Paternité: ces pères qui se battent contre la garde exclusive

On ne les entends pas beaucoup, mais ils sont de plus en plus nombreux, ces papas à se sentir incompris par la justice.

En 2009, 74,6% des mères ont obtenu la garde exclusive de leurs enfants

Bien-sûr, il est normal de protéger les petits d’un divorce. Lorsque l’un des deux parents a un comportement violent, ou qu’il ne présente aucun intérêt pour son enfant.
Cependant, les juges eux-mêmes reconnaissent parfois être orientés, éprouver des difficultés à séparer l’enfant de sa mère, même si on ne parle que d’une semaine sur deux.

En France, les ex-épouses sont nombreuses à obtenir la garde exclusive de leurs enfants, privant ainsi ces derniers du droit de voir leur père. Les chiffres du ministère de la justice montrent qu’en 2009, 74,6% des mères ont obtenu la garde exclusive, 8% des pères l’ont obtenu, et seulement 16,9% des cas ont obtenu la garde alternée.
Pour qu’un père obtienne des droits de visites (c’est à dire, pour qu’il puisse voir l’enfant qu’un week-end sur deux), il doit bien souvent passer des tests psychologiques, et subir une enquête sociale.

Dans la plupart des demandes de garde exclusive, la mère remporte ce droit. Comme si seule une femme savait s’occuper d’un enfant.
Et dans de nombreux divorces, le même schéma se reproduit: la femme demande la garde exclusive, puis, une fois celle-ci obtenue, déménage à des centaines de kilomètres de son ex-époux. Non pas pour protéger son enfant, mais pour « punir » le papa.
Drôle de façon de démontrer que ces mères sont plus aptes à s’occuper de leurs enfants, quand elles pensent d’abord à leur vengeance personnelle, au lieu de penser au fait que leurs petits grandiront sans leurs pères.

garde exclusive

Alors, bien souvent, il faut crier pour se faire entendre, comme le papa de Benoit, qui s’était retranché sur une grue en 2013, pour crier son mal-être.
On dit qu’il aurait kidnappé son enfant. Certes, c’est extrême.
Mais la situation d’un père qui ne peut plus voir ses enfants parce que leur mère a obtenu, elle seule, le droit de s’en occuper, ainsi que le droit de les emmener à l’autre bout de la France, est aussi, bien que légal, un geste extrême.
Ce que nous pouvons cependant souligner ici, c’est qu’il a fallu que cet homme monte sur une grue pour que la France se rende compte du fait que oui, les pères aussi pouvaient aimer leur enfant, au point de ne pouvoir vivre sans eux.

divorce

Suite à ce geste, les législateurs ont réfléchi à une amélioration du système existant, notamment en mettant en place l’accès facilité à un médiateur familial.
Celui-ci a pour but de faire en sorte que les deux parents communiquent, afin qu’ils trouvent ensembles un accord. Car sans dialogue, pas de négociations. Or, dans le cas d’une résidence alternée, il est nécessaire pour les deux parents de communiquer. Sans communication, c’est la mère, en priorité, qui obtiendra la garde des enfants.

Reste à voir si à l’avenir, la justice se focalisera plus sur l’intérêt de l’enfant, et moins sur des apriori désuets.

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