Pourquoi j’aime la pêche à la mouche

Je vous parlais dans un article récent de ma découverte de la e-cigarette, en vantant les mérites de ce gadget technologique assez fun. Du coup, aujourd’hui, pour équilibrer, je voulais vous parler d’une autre de mes passions BEAUCOUP plus nature : la pêche à la mouche. Si le thème n’a pas forcément l’air très sexy à première vue, vous verrez qu’on peut rapidement s’en passionner lorsqu’on découvre les tenant et aboutissant de la discipline. Car oui, c’est une véritable discipline (sportive même) avec sa théorie, son apprentissage et ses subtilités qu’on découvre, avec le temps.

Bref, voici un article dans lequel je vais vous faire aimer la pêche à la mouche (si, si je vous le jure!).

La pêche à la mouche : qu’est-ce que c’est?

En dehors du microcosme des pêcheurs à la mouche (ou « moucheurs ») c’est la question que je rencontre le plus souvent lorsque j’aborde le sujet, notamment avec mes amis qui ne comprennent pas mon enthousiasme pour cette activité. Pour faire simple :

  • la pêche en rivière ou en lac « traditionnelle » (avec des très gros guillemets, puisqu’il existe de nombreux types de pêches différentes) utilise des lignes plombées avec des appâts sous la surface de l’eau.
  • La pêche à la mouche fait, elle, appel à des appâts, ou « mouche » qui se placent à la surface de l’eau pour simuler des larves, ou nymphes d’insecte en éclosion. Les lignes utilisées ne sont donc pas lourdement plombées comme par exemple, en pêche à la ligne.

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Un exemple de Canne à mouche : comme on peut le voir, le moulinet a une position bien particulière

De cette simple subtilité découle un certain nombre de points qui font de la pratique de la pêche à la mouche quelque chose de bien différent de ce qui est connu du grand public. Même le matériel est différent, comparé aux moulinets et aux cannes qu’on utilise en pêche au lancé. On peut quand même trouver tout ce qu’il faut facilement, notamment sur internet (je fréquente, par exemple, beaucoup le site easyfly.com, où j’achète toutes mes cannes.

Mais … c’est vraiment différent de la pêche normale ?

Encore une fois, « pêche normale » ça reste un terme à définir !

Personnellement, avant de connaître, la seule expérience de pêche que j’avais se résumait à deux ou trois parties de pêche avec mon père et mon oncle. En tant que minot, j’avais compris les fondamentaux de la façon suivante :

  1. Le but du jeu, c’est d’être tranquille
  2. L’important, c’est d’amener une boule de campagne, du pâté et une bouteille de vin blanc sec amarrée au ponton, qui sera fraîche 1h après qu’on ait installé le matériel
  3. Si on peut lever un gardon ou une truite, c’est tant mieux, sinon, c’est tant pis.

Autant dire que pour un petit bonhomme comme moi, plein d’énergie et de vivacité, c’était l’enfer. Je n’ai jamais été quelqu’un de très patient et rester assis pendant des heures à manger sans rien dire et à attendre qu’il se passe quelque chose, ça n’était vraiment pas mon truc.

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Assis au bord de l’eau pendant trois heures sans rien faire : c’est non pour moi !

Je pense aussi que c’est pour ça que la pêche à la mouche me plaît vraiment : on est jamais (ou rarement) statique. D’une, on pêche dans des endroits avec du courant, donc le ponton et la bouteille de muscadet, on oubli. De deux, le principe général est de faire des mouvements de fouet avec sa ligne, donc on est réellement toujours en train de bouger. On se balade dans les cours d’eau (oui, oui, dedans), souvent au levé du soleil, ce qui permet de voir du paysage, bref c’est vraiment sympa. Je pêchais au début en basket, mais je revenais souvent trempé de la tête aux pieds, du coups je suis vite passé aux waders (des bottes montantes reliées à une salopette étanche). C’est moins classe que des air max, mais quand il fait 12°C dehors, ce n’est pas le genre de considération que l’on prend en compte.

Et tu aimes ça te balader dans l’eau?

Et bien oui, sinon je n’aurais pas fait un article dessus! Plus sérieusement, la pêche à la mouche m’a permis de découvrir des endroits assez magnifiques. Il y a quelques rivières avec un peu de courant par chez moi, mais les plus beaux spots (haut la main, vraiment!) se trouvent vers la Lorraine, l’Alsace et particulièrement les Vosges, mais aussi et surtout en Auvergne.

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La pêche à la mouche, c’est aussi une autre façon de découvrir la nature

On y trouve des cours d’eau réellement magnifiques et j’avoue que je n’aurais jamais eut la démarche d’aller découvrir ces coins de la France sans chercher des lieux pour pêcher. Je prépare même une expédition au Québec avec quelques amis, pour aller tester les rivières vers le Saguenay – Lac Saint-Jean ou la nature est carrément grandiose.

Bref, j’aurais beaucoup d’autres choses à dire, notamment en parlant du montage de mouche (parce que oui, il faut aussi être bricoleur) ou de canne à pêche, mais je ne veux pas non plus vous faire peur, alors on verra pour une prochaine fois!

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